Le Manoir des Flories

 Le Manoir des Flories

 

 

  Le Manoir des FLORIES est situé sur la commune de VARENGUEBEC, au bord de la D 502 à environ 500m du croisement avec la D 136, sur la droite.

 

L'extérieur :

Les parties les plus anciennes datent de la fin du XVe siècle, semble-t-il, ou du XVIe siècle, comme la plupart des manoirs de la région. Il appartenait à cette époque à la famille LE CONTE dont un membre, Laurent fut anobli en 1543.

 

Les parties les plus anciennes sont la tour d’angle, à gauche de la façade, à pans coupés, octogonale, munie de meurtrières au rez-de-chaussée, et de trois petites ouvertures carrées surmontées d’une accolade, les unes au-dessus des autres. Deux souches massives des cheminées sur le toit datent aussi probablement du XVe ou du XVIe siècle.La façade postérieure conforte une fenêtre à meneau et une tourelle avec un jour à accolade et une fenêtre en arc brisé.

Dans l’angle, du côté droit en regardant l’édifice, (du même côté que la tour d’angle de la façade) s’élève une petite chapelle.

Diverses modifications ont été apportées au XVIIIe siècle sans doute à la suite du changement de propriétaires, les DALIDAN ayant remplacé les LE CONTE.On a aussi voulu moderniser l’aspect extérieur du manoir et modifier les ouvertures pour le rendre plus agréable à habiter.

On a littéralement plaqué au milieu de la façade un avant-corps en pierres de taille, surmonté d’un fronton triangulaire et orné de pilastres cannelés (piliers plats rayés de moulures verticales ) et surmontés de chapiteaux ioniques (sommet des piliers décorés d’oves et de volutes)

Certaines ouvertures ont été modifiées : baies plus larges en arc surbaissé, d’autres ont été déplacées ou murées.

La partie droite de la façade a été ajoutée. On retrouve sur la façade les mêmes petites ouvertures carrées grillagées, que sur la tour. La partie basse de deux portes-fenêtres a été murée.

 

L'intérieur :

Le manoir comprend le logement du propriétaire, dans la partie centrale et un logement aménagé dans la partie gauche comprenant en particulier, la tour.

La partie centrale n’a pas subi de grosses transformations, car elle est habitée par les propriétaires depuis 1920.

Au centre, la grande salle possède une cheminée monumentale en pierre de VALOGNES, installée au XVIIIe siècle au moment de la restauration de la façade – une porte basse avec linteau à accolade donne accès à cette salle.

 

L’escalier à vis de la tour est en bon état. La partie haute est un pigeonnier.

 

Le Manoir des Flories et L'Ensorcellée de Jules BARBEY d'AUREVILLY :

Le Manoir des FLORIES est un peu sorti de l’ombre à l’occasion du tournage du film l’Ensorcelée de Jean PRAT, qui a eu lieu au printemps 1980, d’après le roman de Jules BARBEY d’AUREVILLY, paru en 1854, et particulièrement bien connu dans le canton de LA HAYE DU PUITS, car l’action se déroule essentiellement aux environs de l’abbaye de BLANCHELANDE et sur la commune de VARENGUEBEC. Dans le film de Jean PRAT, ce manoir du XVIe et XVIIIe siècles représente la résidence de Maître Thomas le HARDOUEY, le mari de « l’ensorcelée ». Il est appelé « le clos », dans le roman.L’ensorceléeL’héroïne du roman, Jeanne Madelaine de FEUARDENT, unique descendante d’une famille de vieille noblesse du pays, est contrainte par son revers de fortune, due à la Révolution, à une mésalliance avec ce « paysan », enrichi par l’acquisition de biens d’église !Le manoir est situé, comme on l’a vu, au pied du Mont ETENCLIN où « planent les ombres des sorciers qui avaient fait jadis, à la fin du XVIIe siècle, de cette colline, un lieu de sabbats, non loin d’une lande que les genêts, les ajoncs (appelés ici ‘Bouais Jan’) et les bruyères fleurissent et de bois qui servent de refuge aux sangliers ». Ce décor a été particulièrement bien choisi pour servir d’environnement à un film dont l’action se déroule dans une atmosphère particulière d’envoûtement et de sorcellerie.De nombreux figurants locaux avaient été recrutés pour jouer dans ce film. Julie PHILIPPE, une actrice, interprétait le rôle de Maîtresse le HARDOUEY qui allait rencontrer dans l’abbatiale de BLANCHELANDE, abbaye prémontrée du XIIe siècle toute proche, l’abbé Jehoël de la CROIX JUGAN, « l’abbé à la goule fracassée » qui s’était battu avec les chouans, dont elle allait tomber amoureuse, malgré son aspect repoussant et son indifférence hautaine à laquelle elle allait succomber.Rappelons que l’église de l’abbaye ayant été détruite après la Révolution, c’est dans l’église de NEUVILLE-en-BEAUMONT (canton de St SAUVEUR-le-VICOMTE) que les scènes situées dans l’église, ont été tournées.

Les décors intérieurs de cette « vieille » ferme marquée, d’ancienneté et de noblesse étaient très soignés et en particulier l’immense cheminée du XVIIIe siècle de la grande salle à manger du manoir convenaient tout à fait à l’adaptation du roman de B. D’AUREVILLY qui a connu un succès mérité et dont les acteurs locaux et la famille des propriétaires, gardent un souvenir « inoubliable ».

M. Pasquier, secrétaire de l'Office du Tourisme de la Haye-du-Puits, réalise les sorties Art et Patrimoine.

 

Documents utilisés :-Le Manoir des FLORIES à VARENGUEBEC société d’archéologie de la MANCHE. Mélongs 5e série 1976 (Rémy VILLAND)-BARBAROUX 130 châteaux de la MANCHE 1979-Richesses artistiques du COTENTIN S. LEBERRUYER-Articles journaux sur le tournage du film

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 16/02/2008

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