Office de Tourisme de la Communauté de Communes de la Haye du Puits, 5 Rue Emile Poirier, 50250 LA HAYE DU PUITS, tél :02-33-46-01-42, e-mail : o.t.lahayedupuits@aliceadsl.fr, N° de Siret : 780 889 259 00013.

La Haye du Puits

Origine de LA HAYE DU PUITS

 

  

        L’origine étymologique de « LA HAYE DU PUITS » est controversée. Ce nom est formé de deux mots :

 

        Le mot « Haye » qui a donné « haie » ( souvent on écrit La Haie du Puits, ou La Haie du Puy), qui est souvent employé : La Haye-Pesnel, La Haye d’Ectot.

 

        Ce mot vient du bas latin haia, haya ou haga ( en allemand : hag, en anglais : hedge) qui a la même signification qu’en français mais par extension désigne un bois ou une forêt ou encore un bois protégé par une haie ou une palissade de pieux. C’est ainsi qu’autrefois on défendait les demeures importantes ou les villages ( cf.  : clôtures autour des villages africains). Les châteaux forts avec murailles ont remplacé ces enceintes palissadées.

 

        Le 2ème mot Puits écrit aussi « puy » ne désigne pas un point d’eau mais a deux significations possibles  très proches selon son origine. En langue celtique, puy signifie montagne  ou le mot puits viendrait du latin  « podium » qui veut dire en particulier « petite éminence ».

 

        En conclusion, LA HAYE DU PUITS signifierait : butte entourée d’une enceinte en bois. La motte, sur laquelle est construit le donjon, pouvait être à l’origine, protégée par une palissade en bois, remplacée par des murs fortifiés et des douves.

 

 

FAMILLE DES BARONS DE LA HAYE DU PUITS

  

          L’ancien château fort de La Haye du Puits dont il ne reste que le donjon, édifié sur une motte féodale ou castrale aurait été construit au XIe siècle par TURSTIN HALDUP, d’origine scandinave, baron de La Haye du Puits, fondateur de l’abbaye de LESSAY, en 1056, avec son épouse EMMA, sœur du duc GUILLAUME. Son fils ODON CAPEL ou EUDES au CAPEL, fut bienfaiteur de l’abbaye dont il construisit l’abbatiale.

 

          « A sa mort, en 1098, il fut inhumé dans l’axe du chœur, devant les tabourets des chantres, non seulement parce que c’était la place du fondateur, mais, parce que pendant les offices, il avait l’habitude de remplir les fonctions de grand chantre vêtu de l’aube et de la chape, couronné d’un ″capel ″ (chaperon) de fleurs tenant dans la main droite le bâton cantonal orné d’un bouquet et dans la main gauche une tintenelle (clochette) » (LESSAY-abbaye).

 

          « La Haye du Puits, dans le XIe siècle, dépendait du comte de MORTAIN. Ainsi, on voit Robert, comte de MORTAIN, donner, en 1082, à l’une des prébendes (revenu attaché à titre ecclésiastique ) de son église de MORTAIN, la dîme, des marchés de La Haye du Puits, du moulin placé devant la porte, de la laine des bergeries du château. Lorsque ROLLON en 911 se rendit maître de la NEUSTRIE ancien nom de la NORMANDIE, il partagea les terres conquises à ses principaux officiers, qui devinrent les nobles du pays et il créa plusieurs grands fiefs sous les titres de comtés, vicomtés et baronnies. La Haye du Puits devint un de ces grands fiefs, un de ces grands domaines, et sa baronnie fut une des plus anciennes et plus riches du COTENTIN.

 

          On sait que les puissants seigneurs prenaient le titre de barons pour se distinguer des autres seigneurs d’un fief inférieur.

 

          Le mot et la dignité de baron sont fort anciens et se trouvent dans GREGOIRE de TOURS en 580. Cette qualité passait pour si noble et si relevée qu’on quittait le titre de prince pour celui de baron. Les grands vassaux de la couronne étaient appelés pairs comme égaux entre eux, princes comme seigneurs des lieux de leur dépendance, et barons comme les premiers et les plus puissants du royaume. Les baronnies, dit un auteur, ont été érigées d’hommes forts et vaillants aux armes qui possédaient quatre fiefs de Laubert et il cite la baronnie de La Haye du Puits ».

 

 

          La famille de La Haye, descendue des premiers ducs de NORMANDIE, s’allia à tout ce qu’il y avait de grand et d’illustre dans la province. Elle contribua à la fondation et à la dotation de plusieurs abbayes et maisons religieuses ( voir ci dessus : abbaye de LESSAY).

          On trouve sur toutes les listes de la Conquête de l’ANGLETERRE le sire ou le seigneur de La Haye (″Le sire de La Haye, nul n’épargne ni ne prend à merci. » Traduit du roman de BROU de Robert WACE). Ce devrait être RAOUL de LA HAYE, sénéchal du comte de MORTAIN neveu d'ODON, si connu en ANGLETERRE et en NORMANDIE sous le nom de EUDO DAPIFER (archive de la Manche 1859).

          EUDO TAPIFER ( Eudes, l’écuyer tranchant GAFFIOT) père de Robert de LA HAYE DU PUITS, fils de Raoul contemporain de Henri 1er (roi d’ANGLETERRE de 1100 à 1135, 4ème fils de Guillaume).

          Il reçut la baronnie de HALNAC, dans le SUSSEX et fonda le prieuré de BOXGRAVE ou BOXGROVE, qui dépendit de l’abbaye de LESSAY. Il prit le titre de sénéchal, et figure au nombre des barons de la cour de l’échiquier ( tribunal établit par ROLLON). Robert et Muriel, son épouse, deux fils Richard et Raoul et une fille Cécile qui épousa Roger de SAINT JEAN.

 

          « Richard de LA HAYE, dans le cour du XIIe siècle, devint baron de LA HAYE DU PUITS. Il épousa sa parente Mathilde de VERNON, de l’illustre famille de REVIERS, dame de VARENGUEBEC, qui lui apporta en mariage des fiefs nombreux et forts étendus et le titre de Connétable de NORMANDIE. La famille de REVIERS, une des plus puissantes d’ANGLETERRE, se vantait de son alliance avec la famille régnante étant issue, comme Guillaume le CONQU2RANT, de RICHARD 1er, duc de NORMANDIE, dit « sans peur » (932-996) fils de Guillaume 1er, « longue épée ». »  

 

«  Henri 1er, roi d’ANGLETERRE de 1100 à 1135, et duc de NORMANDIE, ne laissa, en mourrant, qu’une fille Mathilde (appelée aussi MAHAUT ou MAUD), mariée en secondes noces à Geoffroy PLANTAGENET, comte d’ANJOU. Etienne, comte de BOULOGNE, fils d’ETIENNE, comte de BROIS, neveu du roi et petit-fils de Guillaume le CONQUERANT par Adèle, sa mère, homme entreprenant, contesta les droits de Mathilde qui était détestée par les Anglais, et s’empara du trône d’ANGLETERRE. (1135-1154) celle-ci, que son père avait fait reconnaître comme héritière avant sa mort, par les barons et les grands seigneurs de ses états fit valoir ses droits et invoqua les volontés de son père.

 

          Mais, pendant ce temps là, Geoffroy PLANTAGENET comte d’ANJOU, son second mari envahit la NORMANDIE. Quand il arriva dans le COTENTIN, à la tête de son armée, tous les barons se soumirent et lui firent hommage, sauf Richard et Raoul de LA HAYE DU PUITS qui fortifièrent leurs châteaux car ils soutenaient Etienne de BOULOGNE qui s’était emparé du trône d’ANGLETERRE.

 

          Richard de LA HAYE DU PUITS qui s’était retiré dans CHERBOURG, y fut surpris par Geoffroy PLANTAGENET et dut s’enfuir pour demander des secours au roi Etienne. Au cours de la traversée, il fut enlevé par des pirates et emmené dans des pays lointains. Il réussit néanmoins à s’évader et à revenir en NORMANDIE : il trouva son château occupé par les Angevins car tous ses vassaux, ne le voyant pas revenir, avaient juré fidélité à Geoffroy PLANTAGENET d’ANJOU ! Son épouse Mathilde de VERNON, bien que le bruit de sa mort  s’était répandu, n’avait pas perdu espoir, elle avait refusé de se soumettre aux ANGEVINS et lui était restée fidèle : leurs retrouvailles furent des plus touchantes.

 

          Pendant la longue absence de son mari, Mathilde avait fait vœu de construire une abbaye si Richard revenait : ils fondèrent l’abbaye de BLANCHELANDE en 1155 lorsque par l’intermédiaire de Mathilde, Richard rentra en grâce auprès de Henri II, roi d’ANGLETERRE, fils de Geoffroy PLANTAGENET d’ANJOU, devenu roi d’ANGLETERRE (1154-1189) à la mort d’Etienne de BLOIS.

 

          Il fit de Richard de LA HAYE DU PUITS, son confident et lui donna le titre de sénéchal de NORMANDIE.

 

          (Henri II qui épousa Aliénor d’AQUITAINE est enterré à l’abbaye de FONTEVRAULT (près de SAUMUR avec Richard Cœur de Lion (Richard 1er) et son épouse)

 

          Richard de LA HAYE DU PUITS et Mathilde n’eurent que des filles. L’aînée, Gillette apporta la baronnie en dot à son époux le baron Richard du HOMMET qui mourut en 1180.

 

          Julienne, leur fille, épousa Robert de MORTEMER qui mourut en 1277. Sa famille posséda la baronnie de LA HAYE DU PUITS pendant environ un siècle. Jean de MORTEMER, qui l’avait reçue de son oncle maternel la vendit à un membre de la famille CAMPION ( voir Château de LA HAYE DU PUITS).

 

          Les armes de la famille de LA HAYE DU PUITS portaient « d’argent, chargé d’un cœur de gueules, accompagné de sept hermines au chef d’azur chargé de deux sautoirs d’or ». (Décors abbaye ou prieuré de BOXGROVE, comte de SUSSEX fondé par Robert de LA HAYE DU PUITS (L de PONTAUMONT – Monographies de villes et villages de France – arrondissement de CHERBOURG.)

 SECONDE GUERRE MONDIALE

  La Haye du Puits fut occupée par les allemands du 17 Juin 1940, au soir, date de l’arrivée de l’avant-garde de la Division Rommel, jusqu’à l’arrivée des Américains début Juillet 1944. La bataille de la Haye du Puits dura 3 ans au 9 Juillet 1944. Les écoles privées furent occupées par les allemands en partie de même que le presbytère. C’est le mercredi 7 juin 1944, jour du marché et lendemain du débarquement, vers 20h30 que les premières bombes tombèrent sur la ville. Les avions anglais étaient passés à basse altitude à plusieurs reprises les jours précédents, mitraillant ou lâchant quelques bombes légères sur les voies ferrées afin de les rendre inutilisables mais ce soir-là, le bombardement qui visait le pont de chemin de fer et la gare fit ce qu’on appellerait aujourd’hui de gros dégâts "collatéraux ". En effet, ce furent trente deux chasseurs bombardiers, de type "Marauder" qui lâchèrent leurs bombes, détruisant l’église, l’école, la mairie et le presbytère de Saint Symphorien le Valois, situés tout près de la gare, faisant en quelques minutes 12 morts, 3 blessés mortellement, 3 autres blessés parmi les 31 personnes réfugiées dans des abris installés à proximité. Toutes les vitres, fenêtres, portes et toitures dans les environs volèrent en éclats : l’église de La Haye du Puits fut découverte en partie de même que le presbytère et la plupart des vitraux furent brisés :

  « L’église, amputée d’une de ses flèches, a l’air d’un géant blessé qui lève son bras mutilé vers le ciel. La rosace de la façade est arrachée, tous les vitraux ont disparu, la charpente des bas-côtés est complètement détruite, celle de la nef est crevée en cent endroits. Par tous les trous de la toiture, la pluie qui a commencé à tomber et qui tombera avec violence tout l’hiver, achève de pourrir, toutes les boiseries, l’orgue, la chaire et le maître autel. Toutes les balustres ont été brisées. C’est l’image de la désolation et de la mort. Dans la tour détruite le gros bourdon, en tombant, a écrasé l’horloge dont on ne retrouve même pas la trace ».

  De nombreux habitants quittèrent la ville le lendemain. Les bombardements se prolongèrent plusieurs jours, détruisant une partie de la ville. La ville étant désertée, les soldats allemands en profitèrent pour piller les maisons éventrées, vider les caves et emporter les objets précieux. Quelquefois, les habitants revenaient dans la journée chercher objets indispensables ou quelques vêtements.

  Après avoir participé à l’évacuation des blessés avec son vicaire, Monsieur le Curé emporta les registres de catholicité, les ciboires et les calices au presbytère de Montgardon où il se retira jusqu’au 29 Juin et à Saint Germain sur Ay. Il rentre à la Haye du Puits le 14 Juillet. Les premiers offices sont célébrés dans « la garde » rue du Calvaire puis dans la grande salle du presbytère et ensuite dans une baraque derrière le Calvaire. A partir de la fête-Dieu, en Juin 1945, les offices seront célébrés dans la salle des fêtes, provisoirement restaurée par la Municipalité. Le 22 Juillet 1945, M. Marie, curé doyen de la Haye du Puits depuis octobre 1925, très fatigué, presque aveugle, sera remplacé par l’abbé Anquetil.

 

 

 

 

 

  L'Office du Tourisme de la Communauté de Communes de la Haye-du-Puits vous propose de découvrir la ville de la Haye-du-Puits à travers ce petit diaporama. Bon visionnage !

 

Commentaires (2)

1. N.Josset Le 12/03/2008 à 16:14

Très bonne initiative...mais vos photos sont trop sombres...beaucoup de contrejour...

2. BUARD Le 18/12/2008 à 10:23

Envoyer un e-mail à BUARD
bonjour,
je souhaiterais organiser une action de communication qui toucherait le Cotentin (professionnels et grand public), et qui toucherait aussi le nord de st germain, la haye du puits... pourriez vous m'indiquer les événements de l'année où je pourrais être présente ainsi que les personnalités (élus, associations..) que je pourrais contacter?

je vous remercie de votre aide précieuse. Bien sincèrement.
Isabelle Buard
Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :



Dernière mise à jour de cette page le 24/06/2009