Le débarquement
Le débarquement allié, connu sous le nom de Jour J (en anglais, D-Day), représente les premières heures de cette opération. Initialement fixé au 5 juin, le débarquement sera reporté au 6 juin en raison de mauvaises conditions météorologiques. Le 6 juin 1944, 1 213 bateaux de guerre, 736 navires de soutien, 864 cargos et 4 126 engins et péniches débarquent 20 000 véhicules et 156 000 hommes sur les plages de Normandie. Les opérations de débarquement, elles, se poursuivront pendant encore plusieurs semaines. Les plages choisies, protégées par les fortifications du mur de l'Atlantique, sont regroupées en 5 zones entre Saint-Martin-de-Varreville, dans le Cotentin, à l'ouest et Ouistreham sur l'embouchure de l'Orne à l'est : · Utah Beach : Américains · Omaha Beach : Américains · Gold Beach : Britanniques et Canadiens · Juno Beach : Canadiens · Sword Beach : Britanniques
Bilan de la bataille de Normandie
« Il y a une différence énorme entre un plan de bataille… et ses résultats » Eisenhower.
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Le débarquement est sans conteste une réussite, or, ce succès ne doit pas éclipser le temps nécessaire aux Alliés pour emporter la décision en Normandie. A « jour +25), les Américains avaient prévu d’être en Bretagne. A ce moment, ils parviennent juste à s’emparer de Cherbourg et se retrouvent bloqué sur la ligne La Haye du Puits-Carentan. De même, les Britanniques stationnent à Caen. De manière générale, la libération de la Basse Normandie était envisagée en moins de trois semaines. Il en faudra douze, soit quatre fois plus e temps que prévu.
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Cette longue bataille coûta aux Alliés, la perte de 200 000 hommes dont 40 000 tués. En effet, durant la bataille de Normandie (du 6 Juin au 1er Septembre 1944), 125 847 Américains auxquels s’ajoutent les 83 825 Britanniques, Canadiens, Polonais et autres Alliés sont tués, blessés ou faits prisonniers. Les Allemands perdirent plus de la moitié de leurs effectifs engagés soit 393 689 Allemands tués, blessés ou prisonniers ; ainsi que 90% de leurs chars.
- Les victimes civiles
Les combats ont provoqué la mort de près de 20 000 civils pour les cinq départements normands :
· 4 000 pour la Manche
· 8 000 pour le Calvados
· 2 000 pour l’Orne
· 6 000 pour la Haute Normandie (Seine-Inférieure et Eure)
- Les destructions matérielles
Le Commissaire de la République Henri Bourdeau de Fontenay brosse un tableau saisissant de la zone de combat : « Que de ruines, que de misères, que de deuils aussi ! Terrible bilan d’une bataille impitoyable, où chaque adversaire s’acharnant à se détruire, détruisait en même temps les plus beaux monuments, les plus nobles paysages et jusqu’aux hameaux les plus paisibles, aux fermes les plus tranquilles. Cathédrales béantes aux flancs ouverts, aux flèches écrasées, abbayes rasées, Saint-Lô, Montebourg, Caen, Lisieux, Argentan, Rânes, Vimoutiers et Rouen l’incomparable. Vieux hôtels en ruines dont furent incendiées ou volés les meubles rares, pâturages éventrés par les obus, ravinés par les chars, où pourrissent les cadavres des bêtes (...)».
Quelques chiffres peuvent préciser l’ampleur du désastre enregistré :
· 120 000 immeubles entièrement détruits, 270 000 endommagés
· 43 000 hectares de terres agricoles provisoirement inutilisables
· 1 600 000 mètres carrés de bâtiments industriels perdus.

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