Office de Tourisme de la Communauté de Communes de la Haye du Puits, 5 Rue Emile Poirier, 50250 LA HAYE DU PUITS, tél :02-33-46-01-42, e-mail : o.t.lahayedupuits@aliceadsl.fr, N° de Siret : 780 889 259 00013.

Doville, marais et carrière

 

Doville, ses marais, sa carrière

  L’extrémité ouest du Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin occupe une partie importance du territoire de la commune de Doville, sous le nom du Marais de la Sangsurière. Le marais s’étend sur environ 400 hectares, classé « Réservce Naturelle ». La partie située sur le côté droit de la D900 porte le nom de marais de l’Adriennerie. Cette partie du marais est exploitée par des particuliers et divisée en parcelles sur une superficie d’environ 120 hectares. Le reste, soit environ 280 hectares situé de l’autre côté de la route est exploité collectivement en propriété « indivis », c’est-à-dire que cette partie est réservée au pâturage des bovins une partie de l’année, d’avril à novembre environ. Le produit de cette mise au marais est réparti entre les habitants des quatre communes : Doville, Saint Sauveur de Pierrepont, Saint Nicolas de Pierrepont et Catteville. Chaque année environ 80 bêtes sont mises au marais. La redevance est de 350 francs (environ 53€) par bête. Le marais de la Sangsurière est géré collectivement par un syndicat. Il est classé « réserve naturelle » : certaines règles d’exploitation doivent être respectées relatives en particulier aux dates de fauchage et de pâturage afin de respecter la vie des animaux et des plantes et en particulier la nidification des oiseaux. On y trouve 175 espèces végétales dont quatre espèces protégées. Une centaine d’espèces d’oiseaux passent dans le marais en hiver ou y nichent au printemps : vanneau, alouette des champs, pipite farlouse, caille des blés, rousserole, busard des roseaux, héron, courlis cendré, milan noir et cigognes. On y trouve aussi de nombreux insectes : libellules, papillons rares. Le marais est régulièrement noyé en hiver. Il est traversé par le Gorget qui se jette dans le Fil de Gorges rejoignant la Douve. Barbey d’Aurevilly a parlé avec beaucoup de talent du marais de la Sangsurière dans son roman Un prêtre marié :

  « Cette espèce d’abîme de limon perfide et dangereux qu’il fallait traverser sur une chaussée rompue n’avait rien de rassurant. Ce soir là, Néel vit une petite fille esseulée, plonger courageusement une de ses jambes dans le gouffre immonde et pêcher aux sangsues en faisant un appeau aux âpres suceuses de sa chair d’enfant. Elle avait déjà étanché, en se liant avec du jonc, le sang de son autre jambe car c’est du sang qu’il faut donner pour avoir de ces bêtes à vendre aux herboristes des bourgs voisins et pour rapporter à la maison un morceau de pain qui ne refera peut-être pas le sang perdu. »

   Carrière : Elle a été ouverte vers 1850, au moment de la construction de lignes de chemin de fer de Carentan/Carteret et de Coutances/Sottevast. Elle devait produire des matériaux (pierres) pour combler le ballast entre les voies. C’est pourquoi on l’appela « Carrière des Cheminots ». Elle a compté jusqu’à une cinquantaine d’ouvriers. La carrière située à l’extrémité nord du Mont de Doville est constituée de « grès quartzite » comme celle de Lithaire, mais la pierre de Doville présenté « un fil » qui permet de la tailler et de l’utiliser en construction. Elle a servi en particulier à la reconstruction de la ville de la Haye du Puits, qui a subi de gros dégâts en 1944. Les Américains, pendant la guerre, l’ont également utilisée pour la construction de pistes d’atterrissages et de plates-formes pour hôpitaux. La carrière a été exploitée par M. Mouchel puis en 1975 par M. Neveux qui augmente la production de 150 tonne par jour, environ à 2 000 tonnes par jour ! Depuis 1988, elle appartient au groupe Colas ; 18 personnes y travaillent aujourd’hui. La carrière produit 30 000 tonnes par an environ. Elle s’étend sur 9 hectares .L’exploitation est assurée par un bail de 30 ans conclu en 1982 et qui doit donc prendre fin en 2012. La carrière verse à la commune un fortage, c’est-à-dire une redevance par tonne de matériaux produite, ce qui assure à la commune un certain revenu.

 

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Dernière mise à jour de cette page le 21/06/2009