Office de Tourisme de la Communauté

La visite a rassemblé 40 personnes. Tout le monde a apprécié la visite des extérieurs de Blanchelande et de son réfectoire et la découverte de la Vierge et de l'église de Neufmesnil.
Blanchelande aujourd’hui
· Le moulin : En contrebas du chemin se situent les ruines du moulin de Blanchelande. Ce bâtiment peut dater du XVème siècle. La grande roue à aube a disparu depuis longtemps, mais on reconnait son emplacement avec les restes du four à pain. Ce moulin fonctionnait au siècle dernier.
· La 1ère ferme : On note une base en glacis, indice de l’existence d’une douve, comblée aujourd’hui. Les bâtiments de cette ferme datent du XIVème ou XVème siècle.
· La croix : elle date probablement du XVIIème siècle. Cet ensemble est en pierre des carrières d’Yvetot, près de Valognes.
· La porte St Nicolas : Cette porte monumentale constitue l’accès occidental de l’enclos abbatial. Traditionnellement les abbayes des Prémontrés possédaient 4 portes, une pour chaque point cardinal. Cette disposition symbolisait la mission apostolique de l’Ordre vers les 4 parties du monde et serait en rapport avec une vision de Saint Norbert, fondateur de l’ordre. Cette construction remonte probablement au XIIIème siècle, mais elle subit des restaurations et modifications au XVème siècle, après la guerre de Cent Ans. Le passage est inhabituel car il comporte deux portes ouvertes sous des arcs brisés, d’inégale importance. Vers l’extérieur, le porche abritait les pauvres venus pour la distribution des aumônes. Un guichet à droite, facilitait la surveillance de l’intérieur. Quand on a franchit le double porche comparable à celui de l’Abbaye de la Lucerne, et que l’on se retourne vers le porche, on peut voir un escalier de pierre menant à l’ancienne salle de justice. Les litiges s’y traitaient car l’abbé de Blanchelande avait la moyenne et basse justice. On pénètre ensuite dans un très beau parc aménagé dans son état actuel dans la 2ème moitié du XIXème siècle par la propriétaire du domaine : la comtesse de Robersart.
· Il existait un cloître en 1812 comme en témoigne une indication cadastrale à la mairie de Neufmesnil. Il était alors en mauvais état. Le 20 Octobre 1887, Mme de Robersart recueillait les souvenirs d’un couvreur, Pierre Faudemer, né en 1812, dont la mère avait passé sa vie à Blanchelande et qui, lui-même, y avait toujours travaillé depuis l’âge de 14 ans. Elle a noté ce que Faudemer lui avait dit en des termes qui ont pu faire croire à l’existence d’un étage au-dessus des galeries du cloître. Le préau était devenu une « cour de service » entre l’habitation des propriétaires et celle des fermiers. C’est autour du cloître que s’articule la vie de l’abbaye.
· Le bâtiment de droite : Au rez-de-chaussée se trouvait la sacristie et la salle capitulaire et à l’étage un dortoir. Ce bâtiment est reconstruit partiellement en XVIIIème siècle.
· Le bâtiment de gauche : Entièrement reconstruit au XVIIIème siècle, ce bâtiment fut le logis abbatial, puis la résidence des propriétaires du XIXème siècle. Sa façade avec sa haute porte moulurée donne sur le parc et l’étang dont la superficie est d’un hectare.
· Le bâtiment sud : Au départ, il devait être réservé au réfectoire et à la cuisine avec le cellier au-dessous. Or, il prend un autre usage au XVIIIème siècle. Avec la disparition du cloître, sa façade perd son intérêt. Ce bâtiment est une réplique du logis abbatial et devient le « logis conventuel ». On a maintenant au rez-de-chaussée : la salle à manger des religieux, la cuisine et la dépense et à droite l’actuelle chapelle ; à l’étage : ce sont des chambres avec au temps des Prémontrés une salle de billard. A gauche, une aile est réservée aux hôtes. Chaque abbaye possède son « hôtellerie ».
· La chapelle : Elle est un précieux vestige des constructions primitives de Blanchelande. On ne soupçonne pas cette chapelle de l’extérieur à cause de son habillage au XVIIIème siècle. Les deux travées sont du XIIème siècle, les chapiteaux et les voûtes d’arrêtes sont de la fin de l’époque romane. L’ensemble est tout à fait homogène. Les baies de la chapelle donnant sur le jardin sont refaites au XVIIIème siècle, mais leur embrasement intérieur date du XIIème siècle. Cette chapelle a peut être servit de réfectoire pour les hôtes ou pour les religieux. C’est sa proximité avec la cuisine qui nous permet de déduire cette théorie.
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